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Paginer une catégorie sans cacher les articles ni les produits

Paginer une catégorie sans cacher les articles ni les produits

La pagination découpe une longue liste, comme une catégorie de produits ou les archives d'un blog, en pages numérotées. Pour le référencement, chaque page doit avoir sa propre adresse, sa propre canonique et un lien HTML vers la suivante, afin que le robot atteigne les éléments du bout de la liste.

Une catégorie de trois cents produits affichés vingt par vingt, c'est quinze pages. Si le robot ne sait pas passer de la page 1 à la page 2, les produits listés plus loin ne sont découverts que par d'autres chemins, ou pas du tout. Google a détaillé sa position dans un guide consacré à la pagination et au chargement progressif, sur Google Search Central.

Comment Google parcourt une série de pages

Le robot suit les liens. Il ne clique pas sur des boutons et n'exécute pas de geste de défilement : il lit les balises a dotées d'un attribut href. Le guide de Google demande donc que chaque page de la série pointe vers la suivante par un lien HTML classique, et suggère d'ajouter sur chaque page un lien vers la première.

Les balises rel="next" et rel="prev", longtemps conseillées, ne sont plus utilisées par Google. Elles ne gênent pas et d'autres moteurs peuvent encore les lire, mais elles ne remplacent pas les liens visibles. Les numéros placés après un dièse, comme #page=2, sont ignorés : Google ne tient pas compte des fragments d'URL, et toutes ces « pages » se confondent alors avec la première.

Une adresse et une canonique pour chaque page

L'erreur la plus répandue consiste à déclarer la page 1 comme canonique de toute la série. Google la déconseille explicitement : la page 3 ne contient pas les mêmes éléments que la page 1, et la désigner comme doublon revient à demander au moteur d'ignorer son contenu. Chaque page porte une canonique vers elle-même.

<!-- sur https://www.exemple.fr/chaussures/page-3/ -->
<link rel="canonical" href="https://www.exemple.fr/chaussures/page-3/">

<nav aria-label="Pages de la catégorie">
  <a href="/chaussures/">1</a>
  <a href="/chaussures/page-2/">Page précédente</a>
  <a href="/chaussures/page-4/">Page suivante</a>
</nav>

Le format importe peu, /page-3/ ou ?page=3, tant qu'il reste stable et unique. Une même page joignable sous deux formes, avec et sans barre finale ou avec un paramètre en double, se traite par une redirection vers la forme retenue. Le fil d'Ariane de la catégorie complète ce maillage en remontant vers la rubrique mère.

Défilement infini et bouton « Charger plus »

Ces deux présentations reposent sur JavaScript. Pour qu'elles restent explorables, Google demande de doubler le dispositif par des pages à adresse fixe : chaque segment chargé correspond à une URL persistante, avec un numéro absolu comme ?page=12 plutôt qu'un paramètre relatif du type ?date=hier, et ces URL se lient entre elles. Quand un nouveau segment devient le contenu principal à l'écran, l'adresse affichée peut être mise à jour par l'API History du navigateur.

Le test est simple : l'outil d'inspection d'URL de la Search Console affiche le HTML rendu. Si les produits du deuxième segment n'y figurent pas et qu'aucun lien ne mène à la page 2, le robot ne les voit pas.

Les erreurs de pagination qui coûtent des pages

  • Un noindex posé sur les pages 2 et suivantes. Le contenu de ces pages disparaît des résultats, et à la longue les éléments qu'elles seules relient deviennent difficiles à découvrir.
  • Des liens de pagination en JavaScript sans href. Un bouton qui appelle une fonction n'est pas un lien pour le robot.
  • Des pages au-delà de la dernière qui répondent quand même. Une page 40 vide servie avec un code 200 ressemble à une erreur déguisée ; mieux vaut renvoyer un vrai code d'erreur, dont les effets sont détaillés dans l'article sur l'erreur 404 et le référencement, ou rediriger vers la dernière page réelle.
  • Des filtres et des tris indexables à l'infini. Chaque combinaison de couleur, de taille et d'ordre de tri crée une adresse quasi identique. Google conseille de bloquer l'indexation des variantes inutiles, par une balise noindex ou par le robots.txt pour décourager leur exploration.
  • Des titres identiques sur toute la série. Ajouter le numéro de page dans la balise title et dans la meta description aide le visiteur à s'y retrouver dans les résultats et dans ses onglets.

Quand des pages d'une série manquent à l'index, le rapport détaillé dans l'article sur une page non indexée par Google indique le motif exact. Le sujet fait partie du SEO technique : il se règle une fois dans le modèle de page, puis vaut pour toutes les catégories.

Sources : Google Search Central, « Pagination, défilement incrémentiel et impact sur la recherche Google », « Résoudre les problèmes de chargement différé du contenu » ; pages consultées le 10 octobre 2026.

Publication : - Modifié le

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