Images et référencement : les réglages qui comptent vraiment

Optimiser les images pour le SEO, c'est les rendre trouvables, compréhensibles et rapides à afficher : une balise img avec un attribut src, un format que Google sait lire, un texte alternatif qui décrit ce que l'on voit, un fichier léger aux dimensions déclarées, placé près du texte qui en parle.
Une image bien traitée sert deux fois. Elle aide la page à charger vite, ce qui pèse dans l'expérience mesurée par les outils de Google, et elle peut amener des visiteurs depuis Google Images. Les réglages qui suivent viennent de la documentation officielle de Google Search Central sur les images ; ils valent pour un blog comme pour une boutique et font partie des bases du SEO technique d'un site.
Quels formats d'image Google sait-il indexer ?
D'après la page « Bonnes pratiques concernant les images » de Google Search Central, le moteur indexe les images appelées dans l'attribut src d'une balise img aux formats BMP, GIF, JPEG, PNG, WebP, SVG et AVIF. L'extension du fichier doit correspondre à son type réel : un PNG renommé en .jpg brouille la lecture.
Deux points piègent souvent les intégrateurs :
- Les images de fond en CSS ne sont pas indexées. Un visuel important posé en background-image dans une div restera invisible pour Google Images. Il faut le passer dans une vraie balise img.
- Les images adaptatives gardent un src de secours. Les balises picture et l'attribut srcset proposent plusieurs tailles selon l'écran, mais Google recommande de toujours indiquer une adresse de repli dans src, car tous les robots ne lisent pas srcset.
Écrire un attribut alt utile, sans bourrage
Le texte alternatif est, selon Google, l'attribut le plus important pour décrire une image. Il sert d'abord aux personnes qui utilisent un lecteur d'écran, puis au moteur, qui le croise avec le texte de la page et avec ce qu'il reconnaît lui-même dans l'image. Une bonne description tient en une phrase courte et dit ce que montre la photo, dans le contexte de la page.
<!-- trop pauvre -->
<img src="/images/img001.jpg" alt="photo">
<!-- bourré de mots-clés -->
<img src="/images/img001.jpg" alt="chaussure rando chaussure montagne chaussure">
<!-- descriptif -->
<img src="/images/chaussure-randonnee-cuir-marron.jpg"
alt="Chaussure de randonnée en cuir marron, tige montante, vue de profil"
width="1200" height="800">
Une icône purement décorative reçoit un alt vide (alt=""), pour que le lecteur d'écran la saute. Le nom du fichier compte aussi : Google conseille des noms courts mais descriptifs, plutôt que image1.jpg, et de les traduire quand le site existe en plusieurs langues.
Alléger le fichier et réserver sa place à l'écran
Le poids d'une image dépend de trois choix : ses dimensions en pixels, son format et son taux de compression. Une photo de plusieurs milliers de pixels de large affichée dans une colonne étroite gaspille de la bande passante ; mieux vaut produire deux ou trois tailles et laisser srcset choisir. WebP et AVIF donnent en général des fichiers plus légers que JPEG à qualité visuelle comparable, l'écart variant selon le contenu de la photo.
Les attributs width et height évitent que la mise en page saute pendant le chargement. Ce décalage est mesuré par l'indicateur CLS : PageSpeed Insights le juge bon jusqu'à 0,1. La plus grande image visible à l'ouverture de la page détermine souvent l'indicateur LCP, que le même outil considère comme bon sous 2,5 secondes.
Le chargement différé, avec l'attribut loading="lazy", réserve le téléchargement aux images qui approchent de l'écran. Google met en garde contre son usage sur le contenu visible dès l'ouverture : l'image principale en haut de page doit se charger tout de suite. Pour vérifier que les images différées restent lisibles par le robot, l'inspection d'URL de la Search Console montre le HTML rendu, où chaque adresse doit apparaître dans un src.
Aider Google Images à relier l'image à sa page
Une image se comprend par son entourage. Google recommande de la placer près du texte qui la concerne, sur une page dont le sujet correspond à ce qu'elle montre. Une légende sous la photo, un intertitre proche et un titre de page précis renforcent ce lien.
Pour les images que le robot pourrait manquer, notamment celles chargées par un script, un sitemap d'images liste leurs adresses. La documentation de Google admet jusqu'à 1 000 balises image:image par URL, et des images hébergées sur un autre domaine, comme un réseau de diffusion de contenu, à condition de vérifier ce domaine dans la Search Console. Le robots.txt ne doit pas bloquer le dossier des images que l'on souhaite voir indexées.
Avant d'ouvrir un site, le contrôle des images figure dans la check-list SEO de mise en ligne, et l'outil PageSpeed Insights, présenté avec les autres outils SEO gratuits, signale les fichiers trop lourds page par page.
Images et Google Images : trois cas qui reviennent
- Une photo en arrière-plan CSS peut-elle sortir dans Google Images ?
- Non. Google n'indexe pas les images appelées en CSS. Si la photo a de la valeur pour la recherche, elle doit être insérée avec une balise img.
- Faut-il remplir l'alt d'une icône ou d'un séparateur ?
- Non, un alt vide suffit pour un élément purement décoratif. Le texte alternatif se réserve aux images qui portent une information.
- Une image d'un autre site peut-elle être reprise si elle est bien optimisée ?
- Les réglages techniques ne changent rien aux droits d'auteur : une image se publie avec l'accord de son auteur ou sous une licence qui l'autorise.
Sources : Google Search Central, « Bonnes pratiques concernant les images », « Sitemaps d'images » et « Résoudre les problèmes de chargement différé du contenu » ; documentation de PageSpeed Insights (seuils des métriques) ; pages consultées le 10 octobre 2026.